Prix international du carnet de voyage Etudiant

C’est la 12e édition du prix international du Carnet de voyage Etudiant !

L’Université Clermont Auvergne et l’Association Il Faut Aller Voir, organisatrice du Rendez-vous International du Carnet de Voyage de Clermont-Ferrand, lancent l’appel à candidatures pour le 12e Prix International du Carnet de Voyage Étudiant.

Le concours s’adresse à toutes les personnes inscrites dans un établissement d’enseignement supérieur en France ou à l’étranger, quelle que soit leur nationalité et sans limite d’âge, hors inscription sous le régime d’« auditeur libre ». Vous devez être inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur à la date de réception de votre carnet au Service Université Culture (cachet de la Poste faisant foi).

Les participants doivent réaliser un Carnet de voyage présentant le récit d’une expérience de voyage vécue, mêlant textes et images sous forme d’illustrations (toutes les techniques sont possibles : aquarelle, gouache, crayon, …) et en laissant libre cours au sens d’observation et à la créativité de son auteur.

Les collages de photos sont également autorisés, mais doivent rester très minoritaires par rapport aux autres supports visuels. Il peut découler d’un voyage personnel, d’un échange à l’étranger dans le cadre d’un cursus, d’un voyage d’études ou encore d’un déplacement sur le terrain.

  • Le carnet de voyage doit être réalisé sur support original, dans la ou les langues choisies par l’auteur.
  • Les carnets de voyage doivent être réalisés en format « papier », les formats numériques ne seront pas acceptés.
  • Les carnets réalisés à plusieurs, croisant par exemple les regards d’étudiants français et internationaux, sont également acceptés.

Le carnet de voyage généalogique et le carnet de voyage des racines

Ce carnet de voyage généalogique ou carnet de voyage des racines serait un compte-rendu d’une généalogie de terrain, d’une pratique in situ, d’un voyage initiatique spécifique, celui des origines identitaires afin de découvrir concrètement ses racines en se rendant sur les lieux de vie de ses ancêtres. D’ailleurs, la Revue de recherche internationale TEOROS, si renommée, avait proposé un numéro spécial intitulé  « Tourisme des origines – Tourisme autochtone »

Présentation du numéro de TEOROS : « Découvrir la terre des ancêtres, renouer les fils de la généalogie familiale, faire l’expérience concrète du pays d’origine telles sont quelques-unes des motivations qui poussent les descendants de migrants et d’exilés à effectuer ce parcours touristique initiatique. Si le phénomène a maintes fois été l’objet de récits mythiques et quasi-mystiques pour la littérature et le cinéma, il constitue plus concrètement un ensemble incontournable de pratiques à étudier tant il influence les touristes et l’industrie du voyage. Le numéro “Tourisme des racines : expériences du retour” de la revue Téoros souhaite faire un état des lieux du phénomène touristique du retour en s’intéressant à ses spécificités et ses déclinaisons, ses enjeux socio-culturels, économiques et politiques, ses acteurs et ses structures. »

Nos cousins Québécois viennent chez nous pour découvrir le vieux continent et renouer avec leurs racines lointaines. S’adonnent ils à la pratique du carnet de voyage ? Comment est-ce qu’ils rendent compte de leur voyage en France ciblé sur leur quête généalogique ?

Pour l’anecdote, je me rappelle des Québécois rencontrés en voyage le long du St Laurent qui étaient enchantés que je sois Charentaise afin de questionner mes liens de famille avec Samuel Champlain et Jacques Cartier. J’avoue que nous avions partagé un bon fou rire. Si j’avais une telle lignée dans mes aïeux, nous aurions pu partager notre arbre généalogique avec enchantement, encore plus pour moi peut-être que pour mes cousins Québécois ! L’échange entre nous est révélateur de l’esprit du Nouveau continent, car, en effet, les Nord-Américains souhaitent découvrir les lieux de vie et de mémoire de leurs ancêtres partis peupler la Nouvelle-France (Canada, Acadie et Louisiane) aux 17e et 18e siècles. Les Acadiens apprécient découvrir certaines régions de leurs ancêtres comme le Poitou – Charente (dont Brouage, la Rochelle), Nantes, Belle Ile en Mer, Saint-Malo…Les Américains ont aussi alimenté le tourisme des origines vers le continent africain, notamment à la suite de tests ADN.

Aujourd’hui, on parle de « tourisme généalogique » qui s’avère en plein essor : soit, en France, 500 000 personnes s’y adonnent avec enthousiasme, d’après le voyagiste spécialisé Racines Voyage. Pour plus d’informations, voir l’émission Grands Reportages diffusée sur la chaîne de télévision TF1 en mars 2026 au sujet du « Tourisme des origines : des voyages pas comme les autres ».

La recherche généalogique découle d’une motivation identitaire: retracer l’histoire familiale. Finalement, il s’agit autant d’un moyen de se distinguer que d’immortaliser le passé, surtout si une publication est envisagée. Cette recherche nécessite la tenue d’un carnet pour consigner les découvertes. Alors, le carnet de voyage serait-il un outil pertinent pour médiatiser le voyage « retour aux sources » ? A quel temps, le voyageur – chercheur –  généalogiste utilise-t-il un carnet ? Quel est le type de carnet numérique, transmédia ou multimodal choisi ?

Les trois temps du voyage sont toujours explorés : la quête généalogique en amont, le voyage sur les lieux de vie des ancêtres, puis l’écriture du récit pour la famille et les amis. A chaque étape le carnet évolue, passant du carnet de recherche au carnet de voyage puis au carnet médiatisé.

Quelques pistes de réflexion qui seraient à mener :

  • Comment l’arbre généalogique se transforme-t-il en carte géolocalisée et documentée ?
  • Comment penser un carnet numérique adapté au carnet de voyage généalogique ?
  • Comment retranscrire la quête identitaire ?
  • Comment évoquer le retour aux sources ?
  • Comment intégrer l’ensemble des traces, des documents authentiques et des éléments historiques ?
  • Comment s’articulent textes et images ?
  • Comment concilier le carnet temporel et le carnet géographique ?

Trois champs de recherches universitaires seraient à investiguer :

  • Comment apprécier le voyage formatif pour la recherche identitaire ?

Il s’agit d’enquêter auprès des voyageurs généalogistes et de découvrir leur pratique en voyage, dans leur confrontation aux lieux de l’histoire familiale des ancêtres et de découvrir la transformation de soi et la recherche identitaire qu’elle apporte. Plus que la réflexion interculturelle, ce serait celle de l’identité culturelle qu’il s’agit d’investiguer : la transformation de soi par un retour aux sources. Il s’agit toujours du voyage initiatique qui me tient à cœur !

  • Comment en Charente les touristes Québécois utilisent le carnet de voyage ?

C’est un sujet que j’aimerais approfondir dans le cadre de mes recherches universitaires et d’ouvrir sur la francophonie (la langue française et le patois charentais en référence aux recherches de ma mère F. Argod-Dutard à l’université Bordeaux – Montaigne). Je pourrais renouer avec la géographie, l’une de mes disciplines universitaires, d’autant plus qu’elle concerne la médiation du patrimoine et du tourisme, thème de mes recherches au croisement des Sciences de l’Information – communication et de la géographie et finalement à relier avec l’interculturel (cf au cMOOC sur la plateforme de formation COURSERA).

  • Comment le genre carnet de voyage pourrait-il être redéfini d’après toutes les différentes pratiques généalogiques ?

Les pratiques de la généalogie seraient à catégoriser afin d’appréhender la diversité des traces collectées : les retranscriptions, les notes, les arbres généalogiques, les cartes mentales, les documents utilisés…Comment le carnet de voyage favorise t-il une mise en forme d’une narration dans le temps et dans l’espace ? Qu’il soit carnet de voyage généalogique, carnet des origines, carnet des racines, cet objet de recherche est à investiguer dans mes recherches universitaires à partir de la rentrée prochaine.

  • Quelle médiation du tourisme et du patrimoine propose le carnet de voyage généalogique ou carnet de voyage des racines ?

Cet outil serait-il pertinent pour médiatiser le tourisme des racines et le tourisme généalogique ? Comment les organismes culturels, les sites liés à l’histoire transatlantique, les municipalités, les offices de tourisme pourraient ils le valoriser comme outil de communication des échanges inter peuples ou inter pays (France – Québec par exemple) ? Des artistes carnettistes vont-ils s’emparer de ce type de carnet de voyage pour en redéfinir le genre, le métamorphoser et apporter une narration transmédia originale ?

Un nouvel horizon à découvrir !

Deux articles de presse pour prolonger la lecture :

 

Le sketchnote, outil pour l’enseignement du français

Le sketchnote est un outil pour la formation et l’enseignement, notamment pour l’apprentissage du français car il facilite l’expression personnelle et l’explicitation de notions et oralisé, il devient un support efficace pour la prise de parole. Dans le cadre de l’enseignement FLE Français Langue étrangère ou du FLS Français langue seconde. Cet outil de pensée visuelle et de facilitation graphique permet de transformer un texte en un visuel clair et schématique. J’utilise la pratique du croquis explicatif dans ma pédagogie depuis 2018 dans le cadre des cours de Français Spécifique auprès des étudiants internationaux de l’INSPE de l’Académie de Bordeaux.

Je leur propose d’expliciter leur choix pour l’apprentissage du Français et de réfléchir à leur motivation profonde pour le prolonger par une mobilité à Bordeaux. J’évoque avec eux « leur France rêvée » et « leur France vécue » comme la recherche en géographie humaine l’envisage dans les notions d’espace rêvé et d’espace vécu. Nous concluons sur leurs projets et les apports de leur mobilité à Bordeaux.

Quelques questions guident la réalisation de leur croquis ou sketchnote :

1- France RÊVEE (couleur rouge) : l’avant voyage

  • Sensations – impressions : Comment représentez-vous la France ? A partir de vos 5 sens, quelles émotions / couleurs …
  • « Bain culturel » : Quel a été votre « bain culturel » lié à la France ? Littérature, lectures, cinéma, musique, médias, peinture, architecture, les artistes que vous aimez…

2- France VECUE (couleur bleu) : le pendant du voyage

  • Quelles ont été vos rencontres de personnes ? Enseignants prof. de Français à l’école, amis français en vacances, correspondants, artistes préférés ou admirés (concerts)…
  • Quels ont été vos voyages ou mobilités ? Vacances avec la famille…

3- France en PROJET (couleur verte) : une projection existencielle pour l’après du voyage avec les projets et les atouts de la mobilité

  • Quels voyages pour découvrir d’autres régions ou villes de France ?
  • Quels goûts ou vos loisirs nouveaux avez-vous découvert ? Quelle envie de découvrir plus…

Consignes :

 Sur un fond de carte de la France en forme d’hexagone placée au centre de la page A3, je demande aux étudiants de situer les villes et les régions dans lesquelles ils ont séjourné en couleur bleu puis celles qu’ils rêvent de découvrir en couleur rouge. Ensuite on réalise un découpage en quatre espaces : à gauche “la France rêvée” (en rouge) avec deux colonnes (les impressions des sens et les imaginaires culturels) et à droite “la France vécue” (en bleu) avec deux colonnes (les rencontres et les voyages). En bas de la page, on réserve une zone pour “la France en projets” (en vert) peut expliciter de gauche à droite leurs projets de voyages et de loisirs à découvrir puis les atouts de la mobilité à Bordeaux.

Il s’agit de dessiner et de créer des collages d’images numériques afin d’illustrer ses coups de cœurs pour la langue et la culture françaises et afin d’expliquer pourquoi le choix d’apprendre la langue Française. Chacun recherche sur le web des vignettes images sur la France afin de réaliser des collages créatifs et informatifs.

Je propose de réfléchir à quelques questions pour rédiger un texte d’après la création visuelle :

  • En quoi les voyages sont-ils formateurs pour l’apprentissage d’une langue et d’une culture ?
  • Quelles représentations ont changé suite à la mobilité à Bordeaux ?
  • En quoi l’interculturel est-il fécond pour son devenir identitaire et professionnel ?

Cette réalisation en images – collages – textes est insérée dans le carnet interculturel numérique réalisé par l’étudiant international à l’INSPE de l’Académie de Bordeaux : une production à mi chemin entre le carnet de voyage et de mobilité et le carnet interculturel.

A titre personnel, le corpus recueilli de sketchnotes et de textes réalisés par les étudiants internationaux est l’objet d’une recherche initiée sur les thèmes de la biographie interculturelle et langagière et du plurilinguisme. Celle-ci croise les sciences de l’information – communication et l’enseignement des langues. L’enseignement du FLE est un ancrage professionnel qui porte mon goût pour une pédagogie innovante.

 

Le sketchnote, outil pour la biographie interculturelle

Le sketchnote est un outil pour la formation et l’enseignement qui facilite l’expression personnelle et l’explicitation de notions. Il permet d’enrichir sa prise de notes, sa mémorisation grâce à la pertinence d’un double encodage d’une information (par du texte et du visuel). Cet outil de pensée visuelle et de facilitation graphique permet de transformer un texte en un visuel clair et schématique intégrant des mots-clés, des flèches, des symboles, des couleurs et des pictogrammes. J’utilise la pratique du croquis explicatif dans ma pédagogie depuis 2018 car il force la réflexion autant sur le contenu, la mise en forme que la médiation : voir la fiche de CANOPE “Aider les enfants à apprendre une leçon difficile grâce au sketchnoting”

En vue d’enrichir le carnet interculturel et de mobilité, je propose depuis l’an dernier aux étudiants, la réalisation un schéma dessiné (croquis ou sketchnote) de leur chronologie personnelle ou biographie de leur découverte des cultures et des langues, en somme une biographie visuelle de leur identité interculturelle.

Quatre questions guident la réalisation de leur croquis ou sketchnote :

  • Quelles sont les langues parlées par ma famille (grands-parents, père et mère) et liées à un pays d’origine ?
  • Quelles sont les langues que je parle (âge et niveau à l’école) ?
  • Quels évènements sont en lien avec mon interculturalité ? Vous pouvez citer des déménagements, des changements de lieu ou de ville, mes voyages (mobilités, vacances), mes rencontres (amitiés ou amours).
  • Quels sont mes goûts culturels pour d’autres cultures ou pays ? Vous pouvez évoquer vos loisirs (sports, gastronomie…) vos pratiques artistiques (cinéma, musique…) et vos lectures.

Ensuite, j’évoque la subjectivité et les émotions vécues : ces souvenirs sont-ils positifs (bien vécus, bien être) ou négatifs (mal vécu, mal être)? Pourquoi ? Quelles en sont les raisons ?

Pour la lisibilité du croquis, je propose de différencier les couleurs et l’espace dans la page A3: par exemple, une couleur est déterminée pour évoquer le mal vécu avec un emoji triste (« déprime ») dans la partie inférieure de la page. De plus, je demande la mention des années, de l’âge et des structures scolaires dans la chronologie. Nous déterminons ensemble le choix des codes graphiques : les drapeaux des pays et cultures découvertes, les voitures pour les changements de maison, les avions pour les voyages, les nuages (ou les bulles) pour le positif, les bonhommes pour les rencontres…

Ce sketchnote est inséré dans le carnet interculturel numérique. Je collecte ces productions visuelles au fil des promotions de Master en vue d’analyser les parcours interculturels des étudiants internationaux en mobilité à l’INSPE de l’Académie de Bordeaux et qui ont choisi le métier d’enseignant.

Le carnet interculturel et de mobilité

Dans le cadre du module de Français Spécifique à destination des étudiants internationaux à l’INSPE Académie de Bordeaux – Université de Bordeaux, je lance la réalisation d’un carnet interculturel et de mobilité en m’inspirant du cMOOC « Un carnet interculturel pour une mobilité universitaire ». Depuis la sortie de ce MOOC à visée constructiviste à la rentrée 2022, un dispositif hybride, que j’ai imaginé, est expérimenté auprès des étudiants avec la consigne de réaliser leur carnet personnel sur l’interculturel qui se prolonge par un carnet de mobilité à Bordeaux. Nous interrogeons l’interculturel, l’usage de l’écoute active et un corpus de carnets de voyage dans le cadre d’une réflexion sur les apports de l’interculturel dans un cursus universitaire.

Le carnet numérique “interculturel et de mobilité” réalisé par l’étudiant international à l’aide d’outils numériques (CANVA ou GENIALLY) est un outil personnel réflexif et d’expression personnelle. Sa finalité est aussi le partage avec la famille, les amis et une valorisation dans son CV (curriculum vitae) en vue d’une employabilité. La mise en forme à la manière « carnet de voyage » valorise l’art du collage, la récupération de traces, l’insertion de documents authentiques, une variété d’images, (photographies, vidéos…) et un scénario. Celui-ci commence avec le départ depuis le lieu d’origine et s’achève avec le retour et évoque un voyage initiatique où une réflexion sur la mobilité formative porte autant sur la pratique langagière, la découverte culturelle et l’émancipation vécue avec la mobilité.

Le scénario du carnet interculturel est un travail fondamental pour que la production puisse être valorisée. De plus, les liens textes et images et les illustrations facilitent la compréhension : la place des médias doit être pensée pour une efficience de la médiation. Le scénario est construit à partir de plusieurs parties au fil du déplacement : avant, pendant et après le voyage. Nous travaillons ensemble un scénario de 15 à 20 pages qui se décomposent en quatre chapitres :

Chapitre 1 : Mon interculturalité (récit de vie, ma famille, mes références, mes loisirs…).

Chapitre 2 : Ma mobilité à Bordeaux sous forme de « carnet de voyage ».

Chapitre 3 : La réflexion interculturelle à travers l’expérience du voyage, de la rencontre et l’analyse d’un moment critique.

Chapitre 4 : La plus – value formative pour son avenir professionnel et son métier d’enseignant en évoquant « le carnet de voyage, outil pédagogique » en classe.

Chaque année, mes étudiants Suisses, Hollandais, Espagnols, Italiens et Belges semblent apprécier ce dispositif d’expression personnelle, de créativité et de réflexivité. Mon souhait serait qu’ils puissent lancer des projets dans leurs futures classes et participer aux projets de la plateforme de formation « eTwinning » afin d’enseigner autrement.

https://www.etwinning.fr/

Colloque international sur les langues minoritaires et le multilinguisme

Le congrès international sur les langues minoritaires et le multilinguisme dans les écoles européennes : pratiques, défis et perspectives d’avenir aura lieu à Donostia – Saint-Sébastien le 9 juillet 2026.

https://aktibait.eus/es/blog-es/appel-a-communications/

Cet évènement, soutenu notamment par le LabE3D et l’INSPE de Bordeaux, est co organisé par Marie Anne Chateaureynaud. L’appel à communications est ouvert jusqu’au 31 mars 2026 et l’objectif de cette conférence est d’analyser et de mieux comprendre la situation des langues minoritaires dans les écoles européennes.

Ce colloque vise à analyser et à approfondir la compréhension de la situation des langues minoritaires dans les écoles européennes. Les contributions académiques, tant théoriques qu’empiriques, portant sur des expériences éducatives multilingues dans lesquelles les langues minoritaires constituent un axe central d’analyse sont les bienvenues.

Axes thématiques principaux :

  • Cadres de politiques éducatives relatifs aux langues minoritaires
  • Stratégies d’enseignement et d’apprentissage multilingues impliquant des langues minoritaires
  • Analyse sociolinguistique des établissements scolaires enseignant des langues minoritaires
  • Innovation pédagogique, outils et stratégies favorisant les langues minoritaires

Les contributions académiques théoriques et empiriques traitant d’expériences éducatives multilingues dans lesquelles les langues minoritaires constituent l’axe central de l’analyse seront acceptées. La conférence comprendra des conférences plénières de Jasone Cenoz et Durk Gorter, dont les travaux ont eu une influence significative sur la recherche actuelle dans ce domaine.

Le lendemain, le10 juillet 2026, un cours d’été sera organisé sous l’intitulé  « Fostering Dialogue and Collaboration among Minority Language Educators: Basque, Occitan and Irish within our Teacher Academies » (Favoriser le dialogue et la collaboration entre les enseignants de langues minoritaires : le basque, l’occitan et l’irlandais dans l’enseignement).

Journée d’étude UPLEGESS

Journée d’étude “Langues, cultures et géopolitique : enseigner en temps de crise” de l’UPLEGESS le 17 avril 2016 à l’Ecole Supérieure des Mines de Paris. https://www.uplegess.com/?page_id=275

Refuser d’apprendre une langue et de découvrir une culture parce que le pays concerné mène une guerre, vit sous un régime autoritaire ou interdit le séjour à certains ressortissants, met en lumière les liens étroits entre langues et géopolitique. Les langues portent en elles une dimension géographique, politique, historique et culturelle qui influencent directement les attitudes des étudiants et enseignants.
Les tournants géopolitiques récents – la guerre de la Russie contre l’Ukraine (2022), l’attaque du Hamas (2023) et la guerre à Gaza, ou encore la réélection de Donald Trump (2025) – ont rendu ces interrelations particulièrement visibles. Parmi leurs conséquences immédiates : la baisse du nombre d’apprenants dans certaines langues, la confusion entre langue, culture et la politique d’un pays, ainsi que le désarroi de nombreux enseignants face à la polarisation grandissante dans leurs cours et dans leurs établissements.
Force est de constater que les cours des langues, les thématiques liées aux tensions et aux crises géopolitiques sont le plus souvent mises à l’écart. Considérées à tort comme de simples outils de communication professionnelle, notamment dans la formation scientifique et managériale, les langues sont pourtant les porteuses de civilisation. Ancrées dans des espaces géographiques qu’elles contribuent à façonner, elles sont aussi vectrices de pouvoir, instruments diplomatiques et marqueurs d’identité et d’appartenance. Par leur nature même, elles participent aux dynamiques entre peuples et territoires.
Face à ce constat, cette journée d’étude propose d’ouvrir une réflexion collective sur les enjeux géopolitiques autour de l’enseignement des langues-cultures en temps de crise.

Séminaire de recherche “Langues et Arts”

Dans le cadre du séminaire « Langues et Arts » de Master MEEF à l’INSPE de l’Académie de Bordeaux, nous abordons l’approche didactique des langues vivantes en classe. Nous nous intéressons aux albums en langue et à l’histoire de l’art. Nous travaillons l’articulation des diverses compétences langagières et des apports iconographiques, pour la lecture du texte et de l’image dans les albums mais aussi pour l’étude d’œuvres d’art, en classe de langue : décrire, analyser et exprimer son émotion.

Nous nous intéressons au « carnet de voyage linguistique » comme « récit visuel et littéraire d’une exploration, qui oscille entre l’art graphique, le journalisme, les sciences humaines et la poésie » mais aussi au « carnet interculturel » qui pourrait être relié à la biographie langagière et interculturelle et à une pratique artistique et médiatique. Il s’agit d’expérimenter ces outils en classe dans le cadre d’un enseignement des langues et du plurilinguisme et d’en comprendre les atouts pédagogiques pour l’apprentissage des langues et de l’interculturel.

Les enseignantes Marie-Anne Châteaureynaud, Sandra Métaux et Pascale Argod proposent aux étudiants différents sujets de recherche possibles en vue de leur mémoire de Master 2 autour de quelques thématiques :

  • Art et album en langue
  • Une œuvre d’art pour s’exprimer en cours de langue
  • Didactique des langues inclusion et pratiques artistiques
  • Carnets de voyage et biographie linguistique
  • Carnet interculturel et biographie interculturelle

Carnets en terres inconnues

« En terre inconnue » est l’émission française la plus extraordinaire et inattendue de la télévision qui a débuté en décembre 2004 et a été lancée par Frédéric Lopez. Le journaliste ethnologue emmène une célébrité vers une destination lointaine qu’elle ignore afin de lui permettre d’aller à la rencontre d’un peuple aux coutumes et à la culture spécifiques. Je me souviens de la première émission qui fut pour moi un OVNI, du premier regard avec Muriel Robin chez les Imbas en Namibie puis de la première émotion avec Thierry Lhermitte à Madagascar. C’est l’unique fois où j’ai laissé un message sur le site de France 2 : j’étais enthousiasmée et déconcertée par cette rencontre médiatique. Je n’en revenais pas qu’une telle émission ait pu être réalisée. Quel message ! Quel appel au voyage et surtout à la rencontre ! Je me rappelle que j’en parlais à tout le monde autour de moi : à mes amies, aux collègues et aux carnettistes invités lors de la Biennale du carnet de voyage à Clermont-Ferrand. L’interculturel est une notion à partager et souvent la quête du voyageur, en tout cas à découvrir car elle peut devenir une philosophie vers plus d’humanité.

L’anniversaire des 20 ans de l’émission est à retrouver sur France TV en replay : « Retour en terre inconnue » avec trente-deux épisodes qui proposent la rencontre d’un peuple emblématique à travers « notre miroir », c’est à dire une personnalité connue qui a notre vision culturelle. Cette rencontre interculturelle est un havre de réflexions, d’émotions, d’introspection, de dépassement, de relativisme, de foi en l’autre et en la fraternité.

Après le rendez-vous « Un dimanche à la campagne » pour évoquer le parcours de vie et le partage d’un moment d’introspection entre amis, Frédéric Lopez poursuit sa thématique du voyage dans « Notre vraie nature ». Cette fois, il nous embraque pour une immersion 100 % nature et en groupe (avec quatre invités connus). L’objectif est de se déconnecter du monde virtuel et de se reconnecter à soi, aux autres et à la nature. Le contact du Wild serait-il le meilleur moyen de se retrouver et s’ancrer dans sa vie ? Encore une surprise médiatique hors du commun, hors des sentiers battus du voyage où l’itinérance est toujours synonyme d’initiation comme un rite initiatique vers soi. Cap sur les prochains épisodes !

Autres documentaires à découvrir sur France Télévision :

« Nos terres inconnues » dans lequel Raphaël Casabianca explore les terroirs français et embarque une célébrité à la rencontre de ses habitants.

« Chemin de traverse » dans lequel Virginie Efira et Agathe Lecaron parcourent ensemble les Alpilles et la Camargue qui deviennent des madeleines de Proust et sont le lieu de rencontres inattendues et de festivités.

« Nues et culottées » déclinée aux féminin sur France 5 : une première aventure qui se déroule en Bretagne et d’autres qui vont arriver.

« Nus et culottés » avec Nans et Mouts toujours aussi “déroutants” et en quête de chemin de vie à partager : soit 55 épisodes disponibles !

11e prix international du carnet de voyage étudiant

Comme chaque année, l’Université Clermont Auvergne et l’Association “Il Faut Aller Voir”, organisatrice du Rendez-vous International du Carnet de Voyage de Clermont-Ferrand, lancent l’appel à candidatures pour le 11e Prix International du Carnet de Voyage Étudiant.

La remise du prix aura lieu le vendredi 14 novembre lors du Rendez-vous international du carnet de voyage, une manifestation à découvrir pour voyager sur tous les continents pendant trois jours : extraordinaire à vivre en rencontrant voyageurs, artistes, créatifs, aventuriers, conférenciers…En somme, que des passionnés ! 

Date limite des inscriptions en ligne : 8 octobre 2025
Date limite de réception des carnets : 13 octobre 2025

A vos carnets de voyage cet été lors de vos mobilités, voyages, séjours qu’ils soient proches ou lointains à la découverte du monde ! Que votre talent artistique s’exprime quelque soit votre médium d’art graphique ou votre langue ! Le plurilinguisme est le bienvenu bien sûr ! C’est votre regard avant tout qui capte et votre point de vue original qui est à valoriser. Et si faire un carnet de voyage nous permettait de voir autrement et si la créativité à l’oeuvre vous amenait vers d’autres chemins…et si…et si…à vous d’expérimenter !

Vous pouvez consulter les carnets de voyage des années précédentes dans les collections numérisées de la Bibliothèque de l’UCLA.

Au fait, dans un cadre tout à fait différent d’un prix universitaire, avez-vous pensé à un mémoire de Master en lien avec votre pratique “Carnet de voyage” ?

Vous seriez étonné(e) de savoir combien d’étudiants s’intéressent au genre carnet de voyage et ceci quelque soit leur discipline universitaire ou leur Master de formation professionnelle !

Chaque année, je suis contactée par des étudiants qui s’initient à la recherche et je découvre des champs de formation éloignés des sciences de l’information et de la communication et qui utilisent le médium “carnet de voyage”, le détournent, l’expérimentent, le médiatisent, le pensent parfois en lien avec l’épistémologie de leur discipline, souvent pour relier “Arts et Sciences” et pour tendre vers l’innovation.

Alors à vos recherches vagabondes et ouvertes sur l’ailleurs !

 

Carnet interculturel, plurilinguisme et langues minoritaires

Une journée d’étude sur le plurilinguisme, a été organisée à San Sebastian, le vendredi 11 avril 2025, par l’INSPE Académie de Bordeaux et l’université du Pays Basque espagnol dans le cadre de le programme de recherche transfrontalier EUSKOCC et le projet Langues et patrimoine scolaire en Aquitaine EUSKADI.

Ma communication a porté sur le cMOOC « Un carnet interculturel » sur COURSERA (https://www.coursera.org/learn/carnet-interculturel) et elle s’est intitulée  « Narrer son voyage : du carnet de voyage au carnet interculturel ». La réalisation du cMOOC « Un carnet interculturel pour une mobilité internationale » sur la plateforme internationale COURSERA en 2022 a découlé du croisement du carnet de voyage et du récit de vie avec pour objectif formatif de mener une réflexion sur l’interculturel. Dans le cadre d’une formation hybride en Français Spécifique (suivi du cMOOC et atelier de pratique), les étudiants internationaux de l’INSPE Académie de Bordeaux initient la création d’un carnet interculturel qu’ils présentent à l’oral à leurs collègues. Ces carnets interculturels et de leur mobilité à Bordeaux constituent notre corpus d’analyse pour mener une réflexion sur l’enseignement des langues par l’expression du vécu, de l’authentique et des arts graphiques.

Quatre pistes de réflexion pédagogique ont été évoquées :

1- Les enjeux du cMOOC “Un carnet interculturel” publié sur la plateforme internationale COURSERA

2- La réflexion interculturelle à travers l’expérience du voyage, de la rencontre et du récit de vie.

3- La biographie au coeur du « carnet de voyage » comme narration d’une expérience : des mots, des impressions, la découverte sensorielle, les liens textes et images, cartes, mindmap..

4- L’enseignement du FLE ou FLS par l’expression du vécu, de l’authentique et de la pratique artistique ou médiatique.

L’intervention de Sílvia Melo-Pfeifer, Professeure titulaire de didactique du français et de l’espagnol, à la faculté d’éducation de l’université de Hambourg (en Allemagne), a été riche d’intérêt et croise mes pistes réflexives sur les méthodes visuelles en SIC. Son intervention s’intitulait « Dessins et visualisation de la matérialité des langues et du multilinguisme » : cette contribution explore la manière dont les dessins peuvent être utilisés pour illustrer et conceptualiser les aspects matériels des langues et du multilinguisme. Plus précisément, elle examine comment la matérialité des langues est représentée et comment les expériences multilingues, médiatisées par des artefacts, sont exprimées visuellement. La discussion est basée sur des dessins créés par des enseignants de langues en formation initiale et de jeunes apprenants d’allemand en tant que langue d’accueil et de portugais en tant que langue d’origine, en Allemagne.

De retour à l’INSPE, inspirée et motivée par des collègues plurilingues fort impressionnants (français, basque, espagnol et occitan), j’ai imaginé des consignes de dessins, croquis et sketchnotes que j’ai testées auprès de mes étudiants internationaux. En effet, cette promotion 2025 a « brillé » dans la réalisation de leur carnet interculturel numérique accompagné d’une présentation orale évaluative pour le Français langue spécifique. C’est avec ces étudiant(e)s Suisses allemand(e)s et francophones et Espagnol(e)s que je voulais expérimenter des méthodes visuelles originales pour le carnet interculturel, pour prolonger le cMOOC suivi et pour narrer sa biographie langagière et culturelle.

J’émets en effet l’hypothèse que la création d’images puisse permettre la réflexion et l’analyse sur l’interculturel et surtout sur notre propre interculturalité, celle que nous portons en nous et ne valorisons pas assez. Comment, lorsque l’on dessine, pourrait-on mieux réfléchir à son interculturalité, à son identité culturelle et langagière ? Comment la pratique des arts graphique et visuels facilite t-elle une prise de conscience de sa biographie langagière et de son identité pluriculturelle ?

 

Les premiers essais me donnent l’envie de continuer dès la rentrée et, à terme, de lancer une recherche dans le cadre de l’INSPE de l’Académie de Bordeaux. Les idées ne manquent pas, seule la course au temps déjoue mon énergie !

 

Le carnet interculturel est un outil pédagogique pour l’enseignement des langues afin de promouvoir le plurilinguisme et les langues minoritaires : de belles voies de recherche !

Carnet de voyage France – Japon

Un voyage au Japon répond autant à une quête artistique et créative qu’à un souhait de surprise culturelle. Comme l’évoque Charles Berbérian dans son roman graphique « Charlotte Perriand, une architecte française au Japon 1940-1942 » (éditions Chêne et Arte éditions, 2019), l’ouverture d’esprit nécessaire porte alors la créativité.

La personnalité de Charlotte Perriand, architecte avant-gardiste et non conventionnelle qui débute auprès de Le Corbusier en 1927 alors qu’elle a juste vingt-quatre ans (collaboration durant une dizaine d’années), a favorisé les échanges franco-japonais. Elle créait notamment trois œuvres cultes du design moderne signés par Le Corbusier dont la chaise longue. Son ami Junzo Sarakura a en effet lancé le mouvement moderne au Japon. La moitié de l’album de Charles Berbérian est consacrée à la narration des deux années d’expérience à Tokyo alors que la deuxième partie, sous la forme d’un carnet, enrichit la biographie par un entretien avec Pernette Perriand, fille de Charlotte Perriand. Ce carnet essaie d’analyser cet illustre parcours d’architecte – designer en tant que femme libre en quête d’interculturalité dont « l’œil en éventail » (selon ses termes au sujet de sa pratique de la photographie) ne cesse de nous étonner.

Cet album ou carnet d’architecte – designer est fécond de pistes pour lancer la réalisation d’un carnet de voyage avec des élèves qui favorise la découverte du mobilier de Perriand (influencé par le machinisme et la fonctionnalité) et de l’architecture de Le Corbusier, mais aussi les œuvres de ses amis tels que Jean Prouvé, Fernand Léger, Robert et Sonia Delaunay…et de l’Union des Artistes Modernes. L’architecte Charlotte Perriand pense également des bâtiments préfabriqués dès les années 1930, notamment à travers la Maison au bord de l’eau (1935) et le refuge Tonneau (1938) mais aussi la station Les Arcs dans les années 1960. Elle est pionnière de l’art de vivre. À l’occasion de la journée internationale des droits des femmes en mars 2019, la Fondation Louis Vuitton avait mis à l’honneur le parcours de Charlotte Perriand « Le nouveau monde de Charlotte Perriand ».

Concernant le Japon, le carnet pourrait porter sur les pistes évoquées dans l’album telles que la cérémonie du thé chère à Charlotte Perriand, le matériau du bambou, la notion d’espace dans l’habitat, les sites de Kyoto et d’Osaka…mais aussi sur la création de la Maison de thé dans les jardins de l’Unesco en 1993. Il expliquerait comment cette architecte a importé le zen dans la maison occidentale : à découvrir son exposition « Sélection, Tradition, Création » en 1941 à Tokyo et à Osaka.

En somme, suivre l’artiste au Japon comme en France serait l’itinéraire de ce carnet de voyage imaginaire, comme un carnet du Japon, qui pourrait être approfondi par la lecture d’autres carnets de voyage édités. En effet, des carnets de voyage au Japon pourraient enrichir la découverte de soleil levant par procuration grâce à des artistes carnettistes :

  • CHAVOUET Florent, Tokyo Sanpo : promenades à Tokyo, P. Picquier, 2009.
  • DELORD Philippe, Tokhaido 53 : à scooter sur les traces de Hiroshige. Elytis Editions, 2017.
  • GUIMET Emile, REGAMEY Félix, Promenades japonaises, A Propos, 2017.
  • JOLIVOT Nicolas, Japon à pied sous les volcans, Hongfei, 2018.
  • MARCA Claire et Reno, Nos voyages intérieurs : vers une renaissance au Japon, Flammarion, 2018.

L’évocation des échanges France – Japon serait à approfondir avec l’engouement pour le Japonisme à partir de 1860 comme l’évoque l’exposition virtuelle de la BNF « France – Japon, une rencontre 1850 – 1914 ». Bien sûr, aujourd’hui la culture Manga serait à évoquer : elle serait une entrée personnelle vers l’inspiration interculturelle France – Japon chez les jeunes, chaque élève pouvant alors exprimer son coup de cœur de lecteur ou son regard sur le Manga.

Evidemment des sorties culturelles donneraient vie au carnet de voyage de chaque élève voyageur, le carnet de voyage serait alors récit du vécu ou carnet de reportage de son voyage.

Ainsi nous pouvons évoquer quelques lieux français qui rendent hommage à la culture nippone :

  • Le musée Cernuschi (Paris 8e)
  • Le musée Guimet (Paris 16e)
  • Le jardin du Panthéon Bouddhique (Paris 16e)
  • La Maison japonaise Suisen (Paris 3e Le Marais)
  • Le jardin japonais d’Albert Kahn (à Boulogne Billancourt dans les Hauts de Seine)
  • Le parc oriental de Maulévrier (près de Cholet dans le Maine et Loire)
  • La bambouseraie d’Anduze (près d’Alès dans le Gard)

En somme, plusieurs étapes seraient à envisager pour ce carnet de voyage au Japon au fil d’une année de projet à partir de l’album de Charles Berbérian :

  • L’art de vivre à la Perriand et le design moderne.
  • Les découvertes de Charlotte Perriand au Japon : la cérémonie du thé, le bambou, l’espace intérieur, le jardin zen…
  • Ses œuvres inspirées : « la maison de thé » de l’Unesco ou le fauteuil en bambou…
  • Les sites de Kyoto et d’Osaka sous les cerisiers en fleurs…
  • Des carnets de voyage inspirants pour approfondir la culture japonaise sur un thème en particulier choisi par l’élève.
  • Le japonisme à partir de 1860 (cf : Félix Régamey et Emile Guimet) et l’engouement pour l’estampe japonaise (cf : Philippe Delord)
  • La culture Manga des élèves : choix d’une lecture ou d’un héros japonais.
  • Le reportage lors d’une sortie scolaire pour visiter un lieu de culture nippone.
  • La recherche artistique ou la pratique artistique inspiré du Japonisme.

Mais il serait plus judicieux d’inverser l’ordre proposé : partir de la sortie scolaire afin d’attiser la curiosité pour amener à la lecture du roman graphique de Charles Berbérian et enfin retracer le design de Charlotte Perriand.

Ce projet peut aussi intégrer des créations personnelles de céramique Raku à l’inspiration japonisante (telles ces réalisations personnelles ci-dessous) ou de tableau d’aquarelles – collages (triptyque personnel de posters ci-dessus). Le parcours d’éducation artistique et culturel (PEAC) serait alors le dispositif adapté à la pratique des arts pour une rencontre France – Japon féconde et interculturelle.

10e Prix international du carnet de voyage Etudiant

L’Université Clermont Auvergne (UCA) et l’Association “Il Faut Aller Voir” (IFAV), organisatrice du Rendez-vous International du Carnet de Voyage de Clermont-Ferrand, lancent l’appel à candidatures pour le 10e Prix International du Carnet de Voyage Étudiant.

Le concours s’adresse à tout·e·s les étudiant·e·s inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur, quelle que soit leur nationalité. Les participant·e·s sont invité·e·s à créer un carnet de voyage qui retranscrit, en texte et en image, une expérience vécue lors d’un voyage, d’un périple, ou de la découverte d’une culture ou d’un environnement.

Les carnets de voyage peuvent résulter d’un voyage personnel, d’une mobilité à l’étranger type Erasmus, d’un voyage d’études ou encore d’un déplacement dans le cadre d’un engagement. Les carnets de voyage doivent être réalisés en format « papier », les formats numériques ne seront pas acceptés. Les participant·e·s sont libres de choisir la ou les langues utilisées. La·e lauréat·e du Prix du Carnet de Voyage Étudiant recevra un prix de 500 € et sera invité·e à la cérémonie de remise de prix lors du prochain Rendez-vous International du Carnet de Voyage le 15 novembre 2024.

Pour ce 10e Prix, soyez créatifs ! Venez découvrir la manifestation artistique et culturelle !

Parlez-vous “carnet de voyage” ? 50e Congrès de l’UPLEGESS

Plénière du vendredi 31 mai au Congrès de l’UGLEGESS, Ecole des Mines à Paris

Quoi de plus naturel que de prendre un carnet pour garder trace ou… retracer une expérience, un voyage.
Le carnet de voyage est notre objet de prédilection pour offrir à nos étudiants un temps non contraint, un temps pour revisiter leurs souvenirs de mobilité tout en les interrogeant, les transformant en mots et en images pour mieux les partager. Les exemples célèbres de carnets transmis par des carnettistes-peintres ou écrivains voyageurs ne manquent pas, de Montaigne à Delacroix dans les siècles passés comme de Nicolas Bouvier à Zao Wou-Ki à l’époque contemporaine, chacun a tenté de “penser le sensible” (LAPLANTINE, 2018), éprouvé leur capacité de jugement, dessiner un “usage du monde” (BOUVIER, VERNET, 1985), avant de nous les partager. “Il est nécessaire de voyager pour frotter et limer sa cervelle contre celle d’autrui” (MONTAIGNE)
Deux “objets pédagogiques” ont été conçus dans des espaces,- temps distincts – un MOOC né au sein de l’Institut Mines-Télécom, piloté par Télécom Paris et diffusé à l’international sur Coursera et un Prix universitaire conçu par deux universitaires (Bordeaux et Clermont-Ferrand) – deux objets qui aujourd’hui se rencontrent pour mieux se répondre dans leurs dimensions ethnologique, interculturelle (PIERRE, SAUQUET, 2020) et artistique. Le premier objet, le MOOC, prend ses racines dans la pédagogie des Tandems (ESCHENAUER, 2013) portée par les enseignants de langues et cultures de grandes écoles d’ingénieurs. Une démarche centrée sur l’étudiant, engagé dans le respect de l’autre à partager sa langue et sa culture. Le deuxième objet, le Prix, correspond à la nécessité de mettre en forme et en couleurs, la découverte culturelle et patrimoniale par des étudiants inscrits dans des cursus universitaires orientés vers les métiers de l’éducation et de l’enseignement, de la culture et du patrimoine, notamment du livre ou ceux du tourisme, mais aussi dans des cursus en langues, en arts et en sciences humaines.
Nous partagerons nos dispositifs vous engageant à explorer votre propre potentiel réflexif et créatif face à vos voyages, à la rencontre, à l’altérité. Vous pourrez ainsi vous approprier concepts et carnets avant de les mettre en œuvre dans vos propres dispositifs au service de vos étudiants. Des idées de parcours possibles dans votre pédagogie feront l’objet d’échanges et de discussions.

Donner la parole aux langues et au carnet interculturel

Le 50e CONGRÈS UPLEGESS se tient du 29 mai au 1er juin 2024 à Mines Paris PSL et à Paris School of Business. Il est intitulé “Donner la parole aux langues pour une planète apprenante : bilan d’expérience et projets d’avenir”, organisé sous le haut patronage de la Commission des Titres d’Ingénieur (CTI) et de la Conférence des Grandes Écoles (CGE).

Le vendredi 31 mai, nous organisons une semi-plénière intitulée Parlez-vous “Carnet de voyage” ? et nous évoquerons les enjeux pédagogiques du MOOC “Un carnet interculturel pour une mobilité universitaire” et du Prix du Carnet de voyage comme dispositifs pour accompagner les étudiants dans leur mobilité et les enseignants dans leur pédagogie.

Nous partagerons nos dispositifs vous engageant à explorer votre propre potentiel réflexif et créatif face à vos voyages, à la rencontre, à l’altérité. Vous pourrez ainsi vous approprier concepts et carnets avant de les mettre en œuvre dans vos propres dispositifs au service de vos étudiants. Des idées de parcours possibles dans votre pédagogie feront l’objet d’échanges et de discussions.

Intervenants :

  • BROSSAUD, Cécile
    Télécom Paris/Institut Polytechnique de Paris, responsable FLES cycle ingénieur,
    chargée de cours FLE/FLS et de projet e-learning – Cheffe de projet du MOOC
  • ESCHENAUER, Jörg
    Uplegess & Paris Institute for Critical Thinking – co-concepteur du MOOC
  • ARGOD, Pascale
    PRCE en Sciences de l’information et de la communication
    à l’Université de Bordeaux-Montaigne (INSPE & MICA) –
    co-conceptrice du MOOC et du Prix
  • MORGAN-PROUX, Catherine
    Université Clermont Auvergne, Enseignante-chercheuse,
    Angliciste et chargée de mission relations internationales – co-conceptrice du Prix